1. TOPONYMIE

 

Mot provençal désignant une truffe. A ne pas confondre avec la radasse, terme désignant une femme de petite vertu (le jeu de mots fut, paraît-il, fort prisé lors des premières explorations).

 

2. SITUATION - ACCES

 

Blauvac. Vaucluse.

 

Carte : Saint-Saturnin-d'Apt 3141 Est

X = 835,88 Y = 198,43 Z = 410 m

 

De Monieux prendre la D942 (route des gorges de la Nesque) en direction de Villes-sur-Auzon sur 13 km. Dépasser la maison des Ponts et Chaussées (sise sur le côté droit de la route) et après un léger virage à droite prendre un petit sentier sur le côté gauche de la route et descendant dans les gorges. 250 m après avoir longé un bel abri sous roche, on prend un chemin descendant droit dans la pente. La cavité s'ouvre 50 m plus loin sur la gauche.

 

3. DESCRIPTION

 

Dénivelé : -142 m.

 

Orifice : 0,5 m par 1,8 m.

 

Topographie : d'après PAREIN et LANGUILLE, 1981.

 

Le puits d'entrée de 32 m donne, après un pan incliné, sur un vaste puits de 53 m (de section 8 m par 12 m) obstrué à sa base par un éboulis. Un passage entre des blocs donne accès à un puits de 15 m aux dimensions plus modestes auquel succède une diaclase verticale (dénivelé 30 m) ébouleuse et qui fut entièrement désobstruée.

 

5. HYDROLOGIE - CLIMATOLOGIE

 

Le fond de la cavité est à 80 m sous le lit de la Nesque aérienne toute proche, ce qui poussa les explorateurs à engager de gros travaux dans la diaclase terminale dans l'espoir d'atteindre la mythique Nesque souterraine.

Température intérieure 13°C pour une température extérieure de 38°C le 4 juin 1950. Présence d'un léger courant d'air dans la diaclase terminale.

 

6. HISTORIQUE DES EXPLORATIONS

 

L'aven de la Rabasse fut trouvé, comme une quarantaine d'autres, par J. VIAL, conducteur des Ponts et Chaussées, qui avait été chargé par Marius BOUVIER, ingénieur en chef de cette administration, de chercher des avens et si possible de les sonder. Ce dernier publia ses résultats, sous forme d'une carte parue dans un intéressant article sur le bassin versant de la fontaine de Vaucluse lors du congrès de 1879 de l'Association française pour l'avancement des sciences. Edouard-Alfred MARTEL, lors de ses diverses campagnes, regretta de ne pouvoir y aller de par l'éloignement et le manque de voies carrossables. L'aven ne fut descendu que le 14 avril 1934 par Robert DE JOLY. Sur ses "conseils", le Groupe spéléologique de Carpentras et la Société spéléologique d'Avignon entamèrent en 1947, une désobstruction du colmatage terminal.

 

7. BIBLIOGRAPHIE

 

- BOUVIER M., 1879.

- DE JOLY R., 1935, Spelunca, n° 6, p. 60, 61.

- JEAN R., 1961, p. 103-118.

- A.A., 1963, bull. de la SSA, n° 2, p. 9-13.

- Fiche B.R.G.M., n° 2250 (941-3-3).

- A.A., 1969, bull. de la SSA, n° 7, p. 61-63.

- PENEZ A., 1970, p. 29.

- COURBON P., 1975, p. 136, 142.

- CHABERT C., 1981, p. 145.

- PAREIN R. et LANGUILLE A., 1981, p. 352-354.

- PAREIN R., 1990, guide spéléo, p. 72-73.

 

Rédacteur : BLF