1. TOPONYMIE

 

            Du nom du village voisin.

 

2. SITUATION - ACCES

 

Aurel. Vaucluse.

 

Carte : Séderon 3240 Ouest

            X = 846,89            Y = 206,51            Z = 775 m

 

De Sault, prendre la D942 en direction d'Aurel. Au bout de 2,9 km, repérer sur la droite de la route un chemin carrossable montant le long d'un thalweg. L'emprunter sur une centaine de mètres, l'aven s'ouvre 5 m au dessus du fond de vallon sur l'autre rive (plate-forme cimentée visible de loin).

 

3. DESCRIPTION

 

Dénivelé : -106 m.

 

Topographie : d'après PAREIN, 1990.

 

D'orifice étroit, l'aven débute par un puits de 17 m. Une diaclase horizontale, longue de 7 m, lui fait suite et conduit à un puits de 15 m suivi d'un autre de 19 m, crevant le plafond d'une petite galerie. Cette dernière, obstruée par de la calcite à une de ses extrémités (salle du Renard), débouche à l'opposé sur une nouvelle série de puits : 10 m, 8 m, 12 m, et enfin 22 m colmaté au fond par de l'argile (cote -99 m). Une remontée de quelques mètres en paroi nord-est permet d'atteindre une conduite forcée descendante. Elle se termine après un dernier cran vertical sur un ultime colmatage d'argile, point bas actuel de la cavité (cote -106 m).

A la base du puits de 8 m (cote -66 m), s'ouvre une diaclase verticale très étroite profonde d'une trentaine de mètres parcourue par un ruissellement d'eau.

 

4. GEOLOGIE

 

"L'aven d'Aurel s'ouvre dans les calcaires fins bédouliens, faciès de transition, avec passage au faciès bioclastique inférieur à calcarénites à silex vers -50 m. L'aven s'est creusé aux dépens d'un système de diaclases d'orientations NE/SW et NW/SE, qui suivent le tracé de la grande faille bordant la rive gauche du bassin de Sault et qui passe à 50 m de l'aven. De l'autre coté de cette faille, on trouve les marnes de l'Oligocène indifférencié ; ce sont ces marnes que l'on retrouve en partie au fond du gouffre. Pendage des couches visibles à -50 m : 15° sud." (GUILLEMIN, 1975)

 

6. HISTORIQUE DES EXPLORATIONS

 

L'aven est repéré et le puits d'entrée sondé par J. VIAL. Ces travaux sont exposés par M. BOUVIER, en 1879, sous la forme d'une carte (cf. aven de Pierascas n° 1, commune de Lioux). L'entrée est revue par E.-A. MARTEL en 1913 qui juge l'orifice trop étroit pour être descendu : "véritable boutonnière dans le roc vif". Le Groupe spéléologique de Carpentras, dirigé par R. JEAN, élargit l'entrée en 1949, explore la cavité, et atteint la cote de -99 m. Ce même groupe, réalise alors d'importants travaux de désobstruction dans la conduite forcée terminale, à l'origine entièrement colmatée.

Initialement équipé par les premiers explorateurs en échelles fixes, ces dernières, rendues dangereuses avec le temps et inesthétiques, ont été retirées par les spéléologues du département de Vaucluse en 1992.

 

7. BIBLIOGRAPHIE

 

             - BOUVIER M., 1879.

            - MARTEL E.- A., 1894, p. 135.

            - MARTEL E.- A., 1928, p. 146.

            - JEAN R., 1961, p. 97-103.

            - JEAN R., 1966, Spélunca, n°4, p. 297-298.

            - Fiche B.R.G.M., n° 1549  (916-5-1).

            - PENEZ A., 1970, p. 8 et planche 3.

            - COURBON P., 1975, p. 138, 142.

            - GUILLEMIN G., 1975, Blousons d'Argile, bull. GSC, n° 6/7, p. 10-13.

            - CHABERT C., 1981, p. 145.

            - PAREIN R. et LANGUILLE A., 1981, p. 119-120.

            - PAREIN R., 1990, guide spéléo, p. 80-81.

 

Rédacteur : BLF.