Camp Causse Méjean avril 2011
- Détails
- Écrit par Le club
Présentation par Adrien
Participant(e)s : Aurore, Clémence, Willy, Antoine, Tommy, Olivier, Laurent B, Laurent P, Rémy, Grégoire, Valentin, Maurice, Jeff, Fabrice et moi (Adrien).
Et voilà, nous rentrons des images plein la tête, une rivière bourdonnant dans les oreilles, des histoires plein à raconter. Nous nous sommes donc retrouvés au Gîte de Hielzas, chez Claude. Le menu des soirées était bien riche mais tellement bon. Ce premier soir (vendredi) une petite tartiflette nous a permis de nous mettre en appétit. Je ne citerai pas tous les repas, ce serait long et l'important ici c'est les gens et les gouffres.
Nous avons pu faire plusieurs équipes qui chaque jours ont permis la visite de plusieurs cavités : le samedi 16 - falaise des Vignes, L'aven des Avens, aven des Claous, le dimanche 17 - l'aven de Baoumo Rousso jusqu'au fond, l'aven de la Barelle et la Dragoneira, le lundi 18 - La rivière du Coutal, l'aven de Lacas jusqu'à - 320, le mardi 19 - la grotte de Baume Layrou et Castelbouc N°1.
Le temps nous a gâtés, toutes les personnes présentes se sont régalées, certaines descendaient pour la première fois dans les entrailles de la terre (Tommy, Antoine).
Les photos parlent plus que les grands discours. Je vous invite à les regarder ICI
Aven des Avens - samedi 16 avril 2011
Par Willy
Participants : Tommy,Antoine,Adrien,Willy
Premier jour sur le Méjean , aprés une petite mise en condition en falaise une petite équipe se forme pour aller aux Avens ou se trouve étonnament un aven . Cette cavité est idéale pour faire découvrir à nos apprentis spéléo (Tommy & Antoine) les joies de la verticale . Adrien équipe ; une premiére descente en main courante dans l'entonnoir d'entrée donne sur un P9 , une grande salle nous livre un P6 plutot étroit suivi d'une courte galerie , là s'ouvre un beau P17 donnant de belles sensations mais aveugle.Un prolongement existe bel et bien , il se trouve au sommet du P6 et oblige à s'engouffrer dans un méandre étroit et labyrintiques , au bout de celui ci se trouve un P25 mais le temps nous manques et la journée suivante promet d'étre riche en émotion .
Adrien et moi , avons été ravis de partager ce moment de découverte avec Tommy et Antoine .
TPST : 2h30
Aven des Claous - samedi 17 avril 2011
Par Jeff
Participants: Aurore ,Olivier,Laurent,Fabrice,Jeff.
Après un bel échauffement en falaise, nous décidons de faire deux groupes d'exploration. Le premier part à l'aven des avens et le second à Claous. Cette sortie sur Claous était un peu particulière, aucun vétérant pour nous accompagner(pardon aucun jeune moniteur compétent!!!). Adrien a donc décidé de nous lâcher la main.
Bon nous arrivâmes dans le petit bourg de Bruel...
On s'équipe entièrement, il fait encore chaud. Un petit descriptif d'accès à la grotte, rapidement recopié par olivier, on part vers le sud ouest. Devant la beauté et l'immensité du paysage en face de nous, on commence à avoir quelques inquiétudes quant à la réussite de notre recherche.
Après un moment le groupe se disperse complétement ; démultiplication du nombre de chance? Soudain un cri de victoire sort de ma bouche! Derrière un petit champ de blé se trouve, un peu en surplomb, l'entrée de la grotte.
Bon les choses sérieuses commencent, comment on équipe déjà? Grand moment de solitude... Alors un arbre, c'est bon çà, un nœud de chaise et j'avance jusqu'à l'entrée. Le départ n'est pas facile ça frotte de partout, on double un mousqueton, on raccourcit, on allonge des oreilles (pour les non initiés il ne s'agit pas d'une technique cannibale). Tout le monde approuve l'équipement du départ, alors c'est parti. Je descends le premier puit, arrivé en bas, je tombe sur un stock de vieilles chaussures. L'équipe me rejoint. Il faut maintenant passer la fameuse étroiture. L'équipement est très succinct, il faut utiliser la dynéma avec un nœud de tisserant. Je descend, je passe assez facilement l'étroiture finalement. La corde frotte de partout, plus aucun spit, la roche se désagrégé. Je trouve finalement deux amarrages naturels pour réaliser deux déviations. Je ne suis pas très tranquille car l'un des amarrages est une grosse pierre vaguement bloquée. J'arrive en bas du puit, Olivier me rejoint, mais l'étroiture avec les deux déviations pose problème.
Lorsque Olivier me rejoint, on fait le point, vu l'heure et l'état de la grotte on décide de ne pas faire descendre le reste de l'équipe. Je remonte en premier, mais là ce n'est pas la même histoire, je mets un bon quart d'heure avec l'aide de Laurent et Fabrice pour sortir de cette étroiture. Même scénario pour Olivier. Laurent s'occupe du déséquipement et vers 21h nous sommes aux voitures. Pour une première grotte en autonomie, nous sommes assez content de notre sortie.
On peut retenir que cette grotte n'est pas très pratiquée. L'équipement après l'étroiture est à revoir. La roche est de mauvaise qualité.
Baume Rousse - dimanche 17 avril 2011
Par Olivier :
Une des sorties du dimanche 17/04/2010...la Baume Rousse. Une cavité qui fait gentille, accueillante et personne n'a fait le fond au sein du groupe constitué. Nous partîmes à sept: Laurent, Jeff, Fabrice, Willy, Adrien, Greg et moi, Olivier. La répartition des taches le matin avait été exemplaire: Fabrice et moi aux sandwichs, Jeff et Adrien à l'équipement, Greg à l'anticipation de la marche d'approche et Willy...il a bien du faire quelque chose! Ah, les hommes de l'ombre!
Après s'être garé dans le virage descendant sur les Roziers, nous marchâmes... beaucoup dira Greg, le temps de s'ouvrir l'appétit et d'apprécier un sandwich pour les autres. Ce n'est pas que Greg n'avait pas faim, mais un chapitre ne suffirait pas à décrire l'énorme quantité de nourriture que ce jurassien est capable d'engloutir...
Willy fit quand même preuve de sollicitude envers les animaux de la foret en leur offrant d'un geste décidé et ample une partie de sa pitance. Immangeable dira-t-il, un manque de gout pour l'aventure à mon avis. L'aventure consistait à apprécier notre innovation culinaire matinale, consistant en un assemblage de mets choisis et délicats; pâté, roquefort, nutela, salade, pain de mie. Une curiosité riche en énergie, malgré tout. Adrien se lança à l'équipement, après nous avoir supplier de le laisser faire et qu'une longue concertation générale l'y autorisa. Puis le vice aidant, (nicotine quand tu nous tiens...), Jeff repris la main pour les derniers puits, avec de supers tressages réalisés d'une main de maître. Le fond fût atteint en 1h30 par l'ensemble de l'équipe, ponctué par les baffreries de Greg, quelques batailles d'argile et de poudre provenant d'une quelconque roche détritique. L'entrée concrétionnée, la salle blanche, le p40... quelques jolis souvenirs. La remontée se fit dans la foulée, Laurent au déséquipement, Greg dans la perspective du peu de nourriture qu'il pourrait trouver à la sortie. Une fois tout ce petit monde au grand air, nous retournâmes, vainqueurs, vers une bonne mousse patiemment tiédi dans le coffre de nos voitures, ou l'autre équipe nous attendait. Puis Aurore, Tommy et moi primes la route du retour pendant que d'autres profitaient de la douceur de fin de journée pour rejoindre Laurent Prodeau(?) et se faire une dernière ballade sous terre avant de retourner ripailler sur Hyelzas.
Tpst: 4h30
Aven de la Barelle - dimanche 17 avril 2011
Par : Aurore
Après une bonne grosse grasse matinée, je (Aurore) me réveille dans un brouillard dense. Je
me demande un long moment si je vais faire la sortie...
puis, café après café, je me motive.
Le premier groupe pour Baume Rousse décampe. Restent là à papoter tranquilou sous le
soleil, Tommy, Antoine, Rémi, Valentin et moi même. Rémi fait le point sur notre niveau,
pour savoir ce que nous attendons de la sortie. Jeff et Fabrice reviennent vers nous pour
savoir dans quelle direction ils devaient partir pour suivre le convoi "Baume Rousse", ça
nous a bien fait marrer.
Nous voilà quelques instants plus tard sur les lieux. Tommy et Antoine découvrent l'entrée
de l'aven pendant que le cadet du groupe, Valentin, équipe. Nous sommes assez
impressionnés.
Passés les deux premiers puits sans soucis, nous décidons de nous restaurer. Tout allait
bien jusqu'au deuxième service : franchement dégueulasse! Nous nous sommes partagés un
sandwich paté/roquefort/nutella, on faisait la grimace mais on a quand même tout mangé.
Rémi part équiper le dernier puits que je n'avais jamais fait. Une première aussi pour Tommy
et Antoine, un P 30 qu'ils avaient hâte de découvrir.
Tout s'est bien passé, nous sommes descendus, puis évidement remontés!
temps passé sous terre: je dirais environ 3 heures, mais un peu au pif.
CR Aven Lacasse – Causse de Sauveterre – 18 avril 2011 – Camp ASM à Hyelzas (Causse Méjean)
Rémy Limagne et son fils Grégoire 16 ans, Jean-François Estivallet, Fabrice…, Maurice Rouard
Laurent Prodeau avec Willy nous accompagnent à l’entrée : Laurent Prodeau est indispensable à la spéléo sur (sous) les Causses, car en outre d’être un bon compagnon, il connaît tous les chemins, tous les accès et les particularités des différentes cavités. Pour les réseaux les plus complexes, tels que Baume Layrou (sortie du 19 avril, cf. le CR) et le Coutal (2ème équipe ce jour), c’est lui qui assure en direct les bons cheminements souterrains ; permettant d’être sûr d’arriver au bon endroit prévu dans la cavité et … de retrouver la sortie sans hésitations.
Donc c’était Lacasse qui était décidé, Laurent nous a guidés sur la bonne piste, jusqu’à la clairière où garer les véhicules ; là un chemin assez rapide permet d’accéder à l’entrée … si on prend le bon chemin du 1er coup ! C’est raté mais pas de beaucoup…
Nos accompagnateurs repartent rejoindre l’équipe de la grotte du Coutal.
Le site de la cavité est un chaos d’énormes blocs dans un modeste thalweg : un passage marqué au cœur de ce chaos, nous permet, au prix de quelques contorsions, d’atteindre le départ des puits. Chance mais on le savait à l’avance, c’est tout équipé, les puits et aussi le cheminement dans la rivière… mot mythique souvent ; mais là sous les Causses c’est plus usuel.
L’équipement mêle les longues mains-courantes aériennes, les Y plein-pot, les déviateurs multiples, parfois successifs, et surtout sur de la « grosse » corde, selon le descendeur et son usure, c’est plus ou moins agréable. La suite des puits est remarquable et l’enchaînement aérien. Puis d’un coup bas de puits, un angle, bout de galerie de plus en plus étroite, ça se pince nettement : s’en suivent quelques longueurs en fracture étroite, enfin ça passe bien ; ça s’élargit en désescalade aisée : là c’est le fameux boyau, 80 m désobstrués « au courant d’air » omniprésent, longue avancée coudes-genoux sur cailloutis, l’eau affleure souvent, un peu de patience, une belle salle à la sortie, avec de hautes coulées stalagmitiques de différentes colorations : y en aurait-il d’aragonite ? Tout de suite c’est le P50, ample, aux parois compactes, impressionnant ; l’eau cascade en limite ; resserrement : nouveau puits plus restreint ; départ de galerie, c’est le complexe de la rivière ses amont et aval. Pour l’heure, 12h30, c’est la pause casse-croûte : Greg, toujours affamé, en a déjà fait une, préalable, quelque part entre les puits, ce qui ne l’empêche pas d’honorer celle-là !
Pour certains c’était le baptême des – 300 ; ce qui faisait hésiter certains, songeant à la remontée, à s’engager beaucoup dans la rivière et ses multiples ressauts : mais c’est trop beau ; « viens voir la cascade ! »… ainsi nous nous égayâmes sur cette progression, les pieds dans l’eau ou sur des vires sécurisées bien au-dessus, à l’écoute du grondement parfois lointain du torrent sous nos pieds : ah, une nouvelle corde on va se rapprocher de l’eau !
C’est un peu à regret que l’on renonce à s’avancer davantage ; on a vu le carrefour et l’amont, les cascades, l’érosion, un rêve…
La remontée est plus ou moins rapide, les attentes propices au bavardage ou à la contemplation silencieuse ; dans ces vastes profondeurs, résonnent les souffles du spéléo qui s’inquiète de la hauteur à gravir : puis lorsqu’il reconnaît des lieux proches de la surface, il se lâche et, guilleret, franchit les dernières longueurs en TGV !
Quelques-uns ont du mal dans le chaos ; on a tant monté en vertical que c’est dur d’avoir à basculer horizontal ; mais le chaos ne ménage qu’un passage et il faut se résigner à revenir à la tête du puits pour pouvoir sortir… enfin tout le monde est dehors : nos deux Jeff et Fabrice qui n’ont pas l’autorisation de minuit filent vite, le Tarn, Florac, vers le Comtat, de peur que leur carrosse etc.
Pour nous, rentrée paisible, Sauveterre, Tarn, Méjean pour une excellente soirée raclette… tpst 6h
CR de la sortie à Baume Layrou – 19 avril 2011 – camp ASM Hyelzas – Causse Méjean
Gregoire et Rémy Limagne, Laurent Prodeau, Maurice Rouard (rédacteur)
La cavité mérite le détour ; le détour convient bien parce que Laurent s’est longtemps interrogé à voix haute pour savoir quel était le meilleur détour ; soit le détour par le haut soit le détour par le bas ; sachant à ses yeux que ma 406 risquait d’être trop basse pour la piste du haut ce qui rallongeait d’autant la marche d’approche ; il conclut in fine de passer par les gorges du Trévezel…
Donc nous voilà dans la fraîcheur de ses ombrages ; « il faut » dit Laurent, « passer par le chemin de la grotte des Cabanes du Trévezel » et quelqu’un (je n’ai pas retenu le nom) lui a dit qu’il y a avait un chemin évident pour monter jusqu’à Baume Layrou. Rémy et Laurent se convainquent mutuellement de reconnaître depuis la route la falaise et l‘échelle d’accès... mais vu de haut ce n’était qu’une illusion.
Le début de l’accès c’est du simple : le chemin depuis la route est sans surprise, descend au Trévezel, le traverse -pas trop d’eau- puis entame la longue remontée qui n’en finit plus : heureusement on est à l’ombre ; le carrefour de chemin est reconnu est là la raideur de la pente se fait sentir ; à un virage il faut laisser le chemin pour tracer une courte et raide descente, avec ravine où les racines apparentes sont sollicitées, enfin on domine l’échelle métallique, retenue par des sangles depuis quelques années (elle a été d’abord en vois, puis supprimée enfin remplacée par l’échelle métallique actuelle ; nous descendrons icelle avec précaution. Nous atterrissons sur une vaste terrasse qui domine les falaises que nous avons dû contourner : la marche d’approche a duré presque une heure, le retour sera plus rapide ! Tout ici est très vertical. Nous nous changeons ; nous n’emportons que les baudriers et les longes qui seront elles, pour la première partie, rangées dans le kit de bouffe, plus une corde, spit et sangles pour équiper une traversée à risques.
On notera que c’est notre jeune Greg qui a préparé les sandwichs… et a soigneusement noté « Greg » sur les 4 qu’il est réservé ; son père a le malheur de commencer à en manger un : au cri de Greg il doit abandonner à moitié chemin : c’est marqué Greg ! ».
Nous grignotons-le mot ne s’adapte pas à tous les participants !
Puis, suivant Laurent qui ouvre la marche, nous nous dirigeons vers l’entrée, au creux des falaises ; à gauche une gorge dégringole vers le bas ; nous obliquons à droite. Passé le porche, ça descend plutôt raide, jusqu’à une salle chaotique. On attend le plus jeune qui semble avoir une longue cérémonie à accomplir pour enfiler sa deuxième botte ! Bon on est tous réunis et écoutons les explications de Laurent qui nous dit que nous ressentirons l’étreinte de Suzanne dans la « galerie » du même nom, ensuite ce sera le « Laminoir », annoncé pénible, à parcourir 1 fois et demie ; en effet Laurent nous a concocté une boucle qui se croise au Laminoir ; à l’aller nous n’en ferons que la moitié et le retour nous le parcourrons dans toute sa longueur. Nous étions donc à la salle chaotique -en fait ce mot s’applique à presque tout notre parcours tant les montées descentes et contorsions sont monnaie courante, les reste est simplement pénible, à quatre pattes sur les coudes et les genoux ou les avant-bras et malgré tout, quelques passages de bonne longueur nous voient debout… après un court mais agréable parcours, agrémenté d’un pincement qui nous oblige à un ramper de 2 mètres, nous sommes face à l’entrée du sombre boyau Suzanne : plus casse-pied que vraiment étroit, notre cheminement monte-descend et aboutit à une haute fissure où nous nous redressons enfin. Durant ce parcours des rochers appellent un commentaire géologique : s’il est facile de désigner des galets au sol manifestement d’origine « allochtone » (on passe sous les schistes du Suquet), gris, verts, rouges, il est plus difficile d’interpréter des coulées blanches et de la roche en place de couleur rosée : nous n’avons pas de flacon d’acide pour faire pétiller ces formations... À la fracture, nous grimpons la raide paroi sur une 20ne de m. Tout en haut, un seuil et c’est le Laminoir, qui est plutôt une très vaste salle au plafond très bas ; un fil d’Ariane court au sol pour éviter les égarements et également les zones concrétionnées ; la fin ça descend en forte pente et un passage de désescalade permet de rejoindre la zone « rivière », ses excentriques : l’accès se fait via une chatière glissante qui aboutit en hauteur de la galerie active (plus impressionnante que réellement difficile). à partir de là, tout mouvement intempestif briserait à jamais ces belles structures : malheureusement c’est parcouru, et des cadavres jonchent le lit de galets ; debout à quatre pattes, allongés… nous ne parcourons qu’une faible partie de ladite « Longue Rivière », et surtout l’affluent des Topographes. Le débit est très faible, la visite rapide (il n’y a pas de relation !). Nous voilà à nouveau sans difficulté au pied de notre grimpette et re-Laminoir, cette fois-ci in extenso. On est content quand ça s’arrête ; mais prudence : c’est haut il faut faire une manœuvre de se coincer en hauteur, chevaucher une arête pour se laisser couler latéralement dans un fracture. Là Laurent s’épuise à traverser en hauteur, il dit qu’il ne faut pas se laisser glisser au fond au risque de se coincer ; en fait les 2 Limagne plus minces passent sans difficulté et Maurice choisit le fond : ils ressortent tout 3 sans trop d’efforts ; suit une belle galerie interrompue par le seul passage à risque, une oppo 10 m au-dessus d’un creux profond de la galerie ; la corde placée par Rémy et récupérée par Laurent transforme l’exercice en plaisante traversée ; au-delà cheminement descendant on contourne des difficultés par des blocs puis des glissades, nous atteignons ainsi notre point de départ, la salle Blanche.
Il reste quelques blocs à franchir ou contourner, la fameuse et seule chatière là où le rocher pince ; Laurent propose d’aller voir le niveau du Lac « sil nous reste quelques forces » oui d’ac, on y est rapidement : beau passage, eau limpide et profonde, et froide : peu d’amateurs... C’est le début du « Réseau des Cascades » que Laurent projette de rééquiper…
Retour au chemin de sortie : il est possible de s’y égarer à nouveau, d’ailleurs un panneau annonce à un moment « perdu ! », puis c’est la salle du chaos ; on remonte le large méandre de sortie : changement de tenue, descente. Temps passé sous terre 4h + 1h30 de marche d’approche.
Les exercices jour après jour finissent par fatiguer même les plus jeunes : ce soir-là Greg est parti se coucher sans finir son assiette ; il faut dire qu’avec son frère Valentin ils se sont attaqués avec vaillance et détermination au pot de Nutella pour un goûter tardif…
Laurent nous précise que nous avons fait cette explo 35 ans, jour pour jour, après la première exploration et que toutes les explos suivantes ont été faites sans déplacer un caillou ni donner un coup de massette….
